Étiquette : JMA – Printemps 2025

  • Le Géopolis

    Le Géopolis

    Une architecture entre rigueur environnementale et inconfort usager.

    Implanté dans le quartier de la Mouline, au Nord du Campus Universitaire de Lausanne (UNIL), le bâtiment Geopolis, longeant l’autoroute E23, marque l’entrée de l’agglomération Lausannoise. Inauguré en octobre 2013, après trois ans de chantier, il ouvre ses portes aux facultés des géosciences et de l’environnement (GSE) mais aussi aux sciences sociales et politiques (SSP).

    Fabio Pozza Pena et Laura Michalak

     Vue du bâtiment depuis la sortie du M1 de l’arrêt Mouline, © Laura Michalak

    Ses débuts mouvementés

    Né d’un concours lancé en 2008, le projet Géopolis a été confié aux architectes Robin Kirschke, du puissant bureau Itten Brechbühl SA, et Marc Werren, de GWJ Architectes SA à Berne. Avec une force de frappe de 400 collaborateurs, Itten Brechbühl dispose alors d’une structure imposante qui lui permet de répondre à des projets d’envergure. 

    À l’origine, il était question de faire une transformation de l’ancienne usine Leu, une entreprise de meubles rembourrés fondée en 1964. Constituée d’une équipe de 58 personnes, l’entreprise va cesser son activité pour cause de difficultés économiques, en 2004. À la fin de cette même année, l’Etat de Vaud se procure la parcelle dans le but de répondre au besoin croissant de l’expansion du campus universitaire de Lausanne1.  À l’origine, il était question de travailler avec le bâtiment existant mais les contraintes techniques et structurelles ont finalement mené à la démolition totale du bâtiment2. Les architectes ont néanmoins tenu à conserver certains éléments tels que la volumétrie ou l’apport de lumière naturelle. Mais le choix de reconstruire sur les anciens gabarits de l’usine n’a t’il pas finalement reporté des contraintes typologiques sur l’ouvrage actuel?

    Implantation de l’ancienne usine Leu, ©UNIL

    Si le bâtiment Géopolis affiche aujourd’hui une certaine stabilité, ses débuts ont été nettement plus chaotiques. Le projet a été réalisé dans le cadre d’un contrat d’entreprise total, sélectionné sur concours, prévoyait un prix forfaitaire couvrant l’intégralité des prestations. Cependant, alors que 98% des travaux étaient réalisés, l’entreprise Baumag, responsable de la construction, dépose le bilan. Cet événement laisse les entreprises et sous-traitants impayés pour la finalisation des travaux. C’est donc l’Etat, garant du projet,  qui devra débloquer un crédit supplémentaire de 12 millions de francs pour les travaux impayés et pour le reste des travaux. La faillite de Baumag est arrivée en 2012 et le décompte final de la subvention fédérale à été versé en 20173.

    Des vides qui structurent l’espace

    La véritable force du bâtiment réside dans ses quatre grands patios, qui inondent l’intérieur de lumière naturelle et créent des espaces intéressants, en dépit de proportions souvent étroites. Leur grande hauteur, presque monumentale, impressionne dès le premier regard. L’organisation du bâtiment s’articule autour de ces patios: les circulations les longent, tandis que les salles de classe et les bureaux s’ouvrent soit sur l’extérieur, soit sur ces cours intérieures sans vue sur l’extérieur.

    Plan étage type (Itten+Brechbühl AG)

    Coupe transversale (Itten+Brechbühl AG)

    Vue sur l’atrium de la bibliothèque depuis le 1er étage (Laura Michalak)

    Plafond au-dessus de l’atrium rythmé par des brises soleil, (Laura Michalak)

    Entre lumière et vis à vis

    Le thème du regard, ou de la vue, s’impose de manière singulière lorsqu’on évoque l’intérieur du bâtiment. Se tenir dans l’un des atriums laisse une impression ambivalente: on est d’abord frappé par la lumière naturelle qui y circule généreusement, essentielle pour les bureaux situés au cœur de la structure. Mais en même temps, cette transparence totale engendre un certain malaise, comme si on se trouvait dans une cour intérieure en prison ou au centre d’un aquarium, exposé à tous les regards des étages supérieurs.

    Cette sensation est particulièrement marquante dans la bibliothèque. L’aménagement actuel donne l’impression que les postes de travail ont été installés par défaut, faute d’espace commun généreux pour travailler. On perçoit que l’atrium n’a pas été pensé initialement pour étudier, ce qui renforce le sentiment d’un lieu à la fois ouvert et oppressant.

    Couloir entre les bureaux donnant sur l’extérieur et les bureaux donnant sur l’atrium (Laura Michalak)

    Dans l’atrium jumelé à la bibliothèque, aménagé en espace de travail (Laura Michalak)

    Le pari écologique

    Le Géopolis étant un des bâtiments les plus récents du site de L’UNIL, il s’inscrit également  dans la démarche «Campus Plus» qui tend à réduire l’impact environnemental des activités universitaires. Mais est-ce vraiment le cas, arrive-il à répondre à sa fonction et aux enjeux écologiques ? Les avis divergent. 

    «Nous avons le choix entre les bruits de couloirs ou les odeurs de renfermé»

    un étudiant

    Avec ses 20’000 m2 de surface utile, le bâtiment remplit globalement le cahier des charges sur le plan fonctionnel. Toutefois, certains choix techniques, notamment en matière de domotique, suscitent des critiques. L’impossibilité d’ouvrir les fenêtres dans certaines salles d’étude, souvent bondées en période d’examens, rend l’atmosphère parfois étouffante et désagréable. Faute de pouvoir aérer naturellement, les étudiants se voient contraints de laisser les portes ouvertes; un compromis qui sacrifie le calme au profit d’un minimum de confort. « Nous avons le choix entre les bruits de couloirs ou les odeurs de renfermé », résume un étudiant, visiblement partagé entre le besoin de concentration et celui de respirer.

    Lors d’un entretien mené par Nadja Maillard, Guido Cocchi, architecte en chef du plan directeur de l’Université de Lausanne à Dorigny, évoque avec une pointe d’humour l’évolution des bâtiments universitaires. Il établit une métaphore saisissante :

    « Les premiers bâtiments de l’Université étaient comme des tasses, alors que le Géopolis sera une bouteille thermos. » Une image parlante pour illustrer les enjeux énergétiques propres à chaque époque.

    Esquisse de Guido Cocchi illustrant les anciens bâtiments de l’unil sous forme de tasses et le Géopolis sous forme d’un thermos.

    Les premières constructions de l’UNIL souffraient en effet de problèmes importants de déperdition thermique, tandis que le bâtiment Géopolis, conçu selon les standards du label MINERGIE-ECO, vise une performance énergétique optimale. Le bâtiment intègre des solutions durables comme une pompe à chaleur utilisant l’eau du Lac Léman et une ventilation à double flux avec récupération de chaleur4. L’enveloppe, elle,  est pensée comme un système fermé, étanche, isolé. Ce qui déplait globalement aux étudiants avec qui nous avons pu discuter.

    L’efficacité au profit du confort ?

    La question de la fenêtre, en architecture, est loin d’être anecdotique. Historiquement, les ouvertures étaient réduites au minimum pour se prémunir des variations climatiques. Aujourd’hui, les avancées technologiques dans le domaine du vitrage permettent de concevoir de larges baies, favorisant l’apport de lumière naturelle, ce qui engendre à son tour la nécessité de dispositifs de protection solaire. C’est précisément l’un des paradoxes du Géopolis : malgré ses généreuses surfaces vitrées, le bâtiment abrite de nombreuses salles de travail, laboratoires et bureaux où l’exposition solaire pose problème. L’accès aux commandes des stores n’étant pas possible depuis les postes de travail, les utilisateurs se retrouvent souvent dans l’impossibilité de réguler l’ensoleillement, ce qui nuit au confort intérieur.

    Malgré ses généreuses surfaces vitrées, le bâtiment abrite de nombreuses salles de travail, laboratoires et bureaux où l’exposition solaire pose problème

    L’évolution du langage architectural est normale et souhaitable, notamment sous l’impulsion des nouvelles exigences écologiques auxquelles les architectes doivent répondre. Cependant, la façade du Géopolis, conçue comme un habillage uniforme alternant vitrages et panneaux en aluminium et d’acier inox, sur l’ensemble de ses faces, semble faire abstraction des différences d’orientation et de contexte propres à chaque façade. Cette homogénéité questionne: peut-on vraiment répondre à des contraintes aussi diverses avec une solution unique ?

    Sa relation au site

    En ce qui concerne les espaces extérieurs, la transition entre l’extérieur et l’intérieur se fait avec l’absence de seuil d’entrée. En quelques mètres seulement, on passe de la route à l’entrée principale, sans véritable transition. L’espace extérieur, largement minéral et exposé, peine à établir un dialogue avec l’intérieur. On se retrouve rapidement pris en étau entre une façade imposante, lisse et peu expressive, et une route. Ce choix contraste fortement avec le reste du campus de l’UNIL, où les bâtiments s’intègrent de manière plus douce et paysagère à leur environnement. Cela donne l’impression d’un bâtiment objet autonome qui ne dialogue presque pas avec son entourage. La connexion entre la cafétéria et sa terrasse manque de clarté car les portes qui sont censées faire le lien sont fermées, cela oblige les étudiants à sortir avec leur plateau par l’entrée principale pour accéder à la terrasse, ce qui nuit à l’usage spontané de cet espace.

    Maintenance de la toiture, © Laura Michalak

    Par ailleurs, Éric Larré, technicien du bâtiment, explique que peu de personnes utilisent les extérieurs comme lieu de travail. En cause : les reflets générés par la façade vitrée rendent difficile l’utilisation d’un ordinateur portable en plein jour. Il attire également l’attention sur un risque méconnu mais réel: en raison de la nature réfléchissante du matériau de façade, laisser un sac trop près (à moins de 30 cm) peut entraîner une surchauffe due à la concentration des rayons solaires. Ce phénomène a déjà provoqué la fissure d’un vitrage, comme l’a constaté M. Lauré lui-même.

    Conclusion

    Dernier-né du campus de l’UNIL, le bâtiment Géopolis s’impose par son gabarit, sa rigueur programmatique et son ambition environnementale. Mais il ne laisse personne indifférent. Si certains saluent ses qualités fonctionnelles, sa lisibilité spatiale et son autonomie sur le site, d’autres critiquent une architecture froide, déconnectée de son contexte paysager, où le climat intérieur manque de confort. Ces contrastes soulèvent une question plus large: qu’attend-on réellement d’une architecture universitaire aujourd’hui? La priorité doit-elle être donnée à la performance énergétique, à la rationalité fonctionnelle, ou au confort quotidien des étudiants et des chercheurs? Ou bien à un équilibre subtil entre tous ces éléments? En ce sens, le Géopolis suscite le débat, et incarne à sa manière les tensions  entre efficacité, durabilité et qualité d’usage.

    Notes

    1.Géopolis, un nouveau bâtiment pour l’UNIL

    2.Le projet Géopolis présenté par ses architectes

    3.Etat de Vaud, rapport de la commission, octroi crédit supplémentaire

    4.Planair,Bâtiment Géopolis à Lausanne

  • Ceci n’est pas une place.

    Ceci n’est pas une place.

    Au début des années 2000, L’EPFL projette de créer une place au centre du campus, qui prendra plus tard le nom de Place Cosandey. Mais qu’entend-on par le mot «place»?


    Loïc Carbonnelle et Jagoda Huguenin

    Du vide au lieu : construire une place publique

    Au début des années 2000, L’EPFL projette de créer une place au centre du campus, qui prendra plus tard le nom de Place Cosandey. Mais qu’entend-on par le mot «place»? Le terme trouve ses origines dans le latin platea, désignant un espace public large, souvent bordé de bâtiments. Dans l’imaginaire collectif, une place est avant tout un lieu de rassemblement, de rencontre, de passage, mais aussi de mémoire et d’usages quotidiens. Pourtant, toutes les places n’incarnent pas cette fonction avec la même intensité. Ainsi, la place Bellevue à Zurich s’anime grâce à l’opéra et aux commerces, tandis que la place Saint-François à Lausanne est ancrée dans une trame médiévale. La place Cosandey, quant à elle, s’est construite par étape, comme par couches successives, et semble à chaque évolution devoir réaffirmer sa légitimité. Peut-on alors encore parler d’une place?

    Peut-on alors encore parler
    d’une place?

    Un champ
    La place Cosandey s’inscrit dans un contexte particulier : elle est située à l’extrémité sud du campus de l’EPFL, en bordure du lac Léman. Elle occupe un site autrefois agricole, longtemps relégué à un entre-deux flou entre route cantonale et parking. Ni place fondatrice ni cœur d’un quartier, elle naît comme jointure entre différentes extensions du campus. Sa position en contrebas la rend périphérique, presque marginale, bien qu’elle ambitionne de devenir un nœud central de circulation et de rencontre. Peut-on, dès lors, transformer un espace sans qualité initiale en lieu public emblématique simplement par la volonté de le nommer « place »?

    Vue de la zone sud campus EPFL en 2008

    Un objet dans le champ

    Entre 2005 et 2010, une série de projets architecturaux majeurs modèlent le sud de l’EPFL1. Le Rolex Learning Center2, emblématique par sa forme fluide, s’impose comme un objet singulier, autonome, posé dans un paysage encore indéfini. L’idée même de construire une « place » autour de cet objet semble en tension avec sa logique propre: le Rolex est pensé pour flotter librement, non pas pour dialoguer frontalement avec un espace urbain défini. Une nouvelle place centralisée est-elle nécessaire si le Rolex occupe déjà ce rôle central d’espace public?

    Vue de la zone sud campus EPFL en 2010, après la construction du Rolex par le bureau SANAA

    Une esplanade végétalisée

    Pour structurer ce vide, le bureau Paysagestion3 imagine une grande esplanade ponctuée d’arbres et de pelouses, dans une trame circulaire. Ce geste paysager, volontairement minimal, ouvre la place à l’appropriation informelle. L’absence de programmes affaiblit fortement sa lisibilité. Les usages se cherchent, les intentions se diluent. La matérialité de l’espace, une grande dalle en béton perforé, visible depuis le ciel comme un tatouage, complique l’entretien et limite les usages possibles. Rapidement, ces perforations sont comblées pour pallier ces contraintes, mais ce correctif engendre de nouveaux problèmes : formation d’îlots de chaleur en été et mauvaise infiltration des eaux. Si l’espace se prête bien pour l’accueil du festival Balélec, il semble davantage pensé pour l’événementiel que pour la vie quotidienne. Mais une place peut-elle exister sans appropriation durable ni usages quotidiens définis?

    Vue de la zone sud campus EPFL en 2012, après l’intervention de PaysageGestion

    Une façade

    Pour renforcer la place, l’idée d’y implanter des pavillons publics émerge. «Il s’agissait de concevoir, sur la Place Cosandey, un ensemble de trois pavillons. L’un destiné à accueillir un espace de démonstration des travaux de l’EPFL, le deuxième dédié au développement de scénographies futuristes pour les musées, et le dernier pour héberger le Montreux Jazz Lab, un espace multimédia d’un genre nouveau»4 (Barraud 2012)
    Mais ce projet est abandonné, remplacé plus tard par un unique bâtiment: le EPFL Pavilions5 de Kengo Kuma. Ce volume, censé réactiver l’espace, agit paradoxalement comme une barrière. Il ferme visuellement l’accès est-ouest, accentue l’axe nord-sud et rompt l’ouverture initiale du site. Si ce bâtiment définit une première façade, il peine à créer une animation sur la place. Une façade peut-elle suffire à donner une identité à un espace si elle ne génère aucun usage en retour?

    Vue de la zone sud campus EPFL en 2017, après la construction du ‘‘ Under One Roof’’ par Kengo Kuma

    Des aménagements

    Le laboratoire ALICE6 propose une série d’interventions ponctuelles, toutes circulaires : un cercle d’entrée, une agora, une butte, un barbecue. Chacun de ces éléments tente de requalifier la place sans la transformer radicalement. Mais si l’agora, une grande estrade offrant une vue dégagée sur le lac Léman, s’avère effectivement appropriée et appréciée, comme le confirment nos entretiens avec les usagers, les autres dispositifs peinent à convaincre. Les bancs, par exemple, trop bas, sont majoritairement investis comme aires de jeu par la garderie voisine. La répétition systématique de la forme circulaire, loin d’unifier l’espace, tend à restreindre les usages et à fragmenter l’ensemble. On finit par tourner en rond. Ces interventions renforcent-elles vraiment la lisibilité de la place, ou illustrent-elles au contraire une tentative désespérée de structurer un vide par la forme seule?

    Vue de la zone sud campus EPFL en 2020, après la construction des aménagements extérieurs du laboratoire ALICE

    Une allée

    Le projet Double Deck7, prévu pour l’été prochain, ajoutera une nouvelle strate à cette composition déjà complexe. En rénovant la Coupole et en reliant la place Cosandey à celle de l’Esplanade, le campus cherche à unifier ses espaces publics. Mais, depuis 2010, chaque nouvelle intervention8 semble répondre à une logique autonome, sans vision d’ensemble claire. Dans le même ordre, la place Cosandey, n’échappe pas à ce destin, et devient ainsi un patchwork d’intentions accumulées. Jusqu’où peut-on superposer des projets successifs sans compromettre l’unité, la cohérence, voire l’identité même, d’un lieu ?

    Vue futuriste de la zone sud campus EPFL après la construction du Double Deck prévu en 2029

    Une place?

    La place Cosandey semble réunir, en apparence, tous les attributs d’une place : une ouverture, des aménagements, des axes de circulation. Pourtant, elle paraît dénuée de ce qui fonde véritablement une place : une nécessité, une pratique quotidienne, une logique spatiale partagée. Le Rolex Learning Center, pensé à l’origine comme un objet autonome posé dans un champ ouvert, aurait-il dû rester isolé, sans tentative de l’intégrer à une place artificiellement construite autour de lui ?

    Ces constats mènent à une interrogation plus fondamentale : fallait-il vraiment créer une nouvelle place sur le campus ?

    L’EPFL dispose déjà de deux espaces publics aux fonctions bien établies. L’Esplanade, au cœur du campus, est située à un croisement de flux. Elle est animée par une cafétéria et bien encadrée par des bâtiments actifs. Elle incarne les qualités classiques d’un espace public réussi. Pourquoi ne pas avoir renforcé ce lieu, dont la vocation est déjà affirmée ?

    Plus au nord, devant le bâtiment d’architecture, une autre place, plus confidentielle, offre un espace d’exposition intégré au tissu du campus. Dans ce contexte, pourquoi avoir construit le pavillon ArtLab, alors qu’un espace d’exposition existait déjà à quelques pas ?

    Ces deux lieux offrent déjà des usages riches et différenciés. Alors, quel programme manquant justifierait l’aménagement d’un nouvel espace d’une telle ampleur ? Tout porte à croire que Balélec, constitue la véritable motivation. Un événement d’une telle importance semble, aux yeux de l’institution, mériter son propre espace.

    Ceci n’est pas une place. Ceci est l’espace du Balélec.

    Notes
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    1. Les Estudiantines, le Sterling Hotel, l’Innovation Park, les deux passages inférieurs, la qualification de la RC1 et le Rolex Learning Center.
    2. Rolex Learning Center, SANAA, concours 2004, construction 2010
    3. Mandat remporté sur concours avec exécution partielle, entreprise générale, en 2012.
    4. Emmanuel Barraud, Un pavillon expérimental, 2012.
    5. Under One Roof, Kengo Kuma, concours 2012, construction 2016.
    6. Laboratoire de la conception de l’espace, ALICE, mandaté pour un projet d’étudiant sous forme de Workshops.
    7. Le projet Double Deck comprend la transformation de l’Esplanade et la rénovation de la Coupole. Dominique Perrault. Travaux prévus en 2025-2029.
    8. Rolex Learning Center 2010, l’EPFL Innovation Park 2014, Swiss Convention Center 2014, Art Lab 2016.

    Sources
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    Entretien avec les usagers de la place
    Entretien avec Pierre Gerster – Chef de service, construction gestion – EPFL
    Entretien avec Vincent Karl Constantin – Chef de projet,
    espaces extérieurs, gestion – EPFL
    Entretien avec Sonia Curnier – Professeure et chercheuse –
    Laboratoire de sociologie urbaine

    Images réalisées par Jagoda Huguenin

  • Semestre Printemps 2025

    Semestre Printemps 2025

    Intervenant·es du cours

    Leo Fabrizio, photographe, Lausanne

    Françoise Fromonot, architecte et critique d’architecture, professeure ENSA Belleville (Paris)

    Anna MacIver-Ek, architecte et enseignante (MacIver-Ek Chevroulet, Zurich)

    Interlocuteurs des sites

    Cyril Veillon, directeur d’Archizoom – EPFL

    Nicolas Meier, architecte spécialiste patrimoine, chercheur et chargé de cours – UNIL

    Sujets abordés

    – Structure des médias liés à l’architecture, l’immobilier, la construction et la culture du bâti (MF)

    – La photographie comme dispositif d’enquête (LF)

    – Pratique de la critique et histoire de la revue Criticat (FF)

    – Évaluation et Système de qualités Davos (MF)

    – La critique par le projet et stratégie du care (AM-E)

    Corpus d’étude

    Campus lausannois UNIL-EPFL